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Maraichage Bio au Moulin de Braux - Saison 1, l'hiver

Cela fait maintenant 35 ans que Luc, maraicher bio, et fervent defenseur de la planete, cultive ses 4 hectares de legumes sur les terres d’un ancien moulin a une cinquantaine de kilometres de Dijon.
Aide par deux ouvriers agricoles et par des wwooffer a la belle saison, il vend lui-meme ses legumes sur deux marches (a Montbard (21) et a Boulogne Billancourt (92) ) ainsi que dans une AMAP (Association pour le Maintien de l Agriculture Paysanne).
Passionne par son metier, il ne compte pas ses heures et, en tant que responsable d exploitation, ne peut, la plupart du temps, pas se remunerer. Sans pesticides, ni desherbant, Luc nous explique que le maraichage bio est un vrai jeu de patience et de courage. Pour une adventice (terme employe par les agronomes et les agriculteurs pour designer la mauvaise herbe) qu’on laisse grainer, ce sont 30 000 graines qui sont semees. Quand par exemple, il y a du mouron (autrement dit une mauvaise herbe) dans des plants de mache, il faut compter des centaines d’heures pour la desherber. C’est d’ailleurs de la que vient l’expression populaire « se faire du mouron ». Pour 6 kilos de mache prepares pour la vente, il faut compter 6 heures d epluchage. Rapportee au taux horaire brut du SMIC, la mache coute 37 euros alors qu elle est vendue 18 euros le kilo….
C est donc le prix a payer pour le maraichage bio ou aucun produit chimique n est utilise pour economiser du temps de main d oeuvre et augmenter les volumes de production. D’apres Luc, 5 euros de desherbant peuvent economiser 300 heures de travail…Ici, il transporte des cagettes de legumes dans la chambre froide.

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Corinne Rozotte / Divergence
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MARAICHAGE BIO au Moulin de Braux - Saison 1, l'Hiver
Cela fait maintenant 35 ans que Luc, maraicher bio, et fervent defenseur de la planete, cultive ses 4 hectares de legumes sur les terres d’un ancien moulin a une cinquantaine de kilometres de Dijon.<br />
Aide par deux ouvriers agricoles et par des wwooffer a la belle saison, il vend lui-meme ses legumes sur deux marches (a Montbard (21) et a Boulogne Billancourt (92) ) ainsi que dans une AMAP  (Association pour le Maintien de l Agriculture Paysanne).<br />
Passionne par son metier, il ne compte pas ses heures et, en tant que responsable d exploitation, ne peut,  la plupart du temps, pas se remunerer. Sans pesticides, ni desherbant, Luc nous explique que le maraichage bio est un vrai jeu de patience et de courage. Pour une adventice (terme employe par les agronomes et les agriculteurs pour designer la mauvaise herbe) qu’on laisse grainer,  ce sont 30 000 graines qui sont semees. Quand par exemple, il y a du mouron (autrement dit une mauvaise herbe) dans des plants de mache, il faut compter des centaines d’heures pour la desherber. C’est d’ailleurs de la que vient l’expression populaire « se faire du mouron ». Pour 6 kilos de mache prepares pour la vente, il faut compter 6 heures d epluchage. Rapportee au taux horaire brut du SMIC, la mache coute 37 euros alors qu elle est vendue 18 euros le kilo….<br />
C est donc le prix a payer pour le maraichage bio ou aucun produit chimique n est utilise pour economiser du temps de main d oeuvre et augmenter les volumes de production. D’apres Luc, 5 euros de desherbant peuvent economiser 300 heures de travail…Ici, il transporte des cagettes de legumes dans la chambre froide.